L'intérêt que porte Jean-Michel Pradel-Fraysse au thème de l'animal est évident. Alliant un langage plastique immédiat à un naturalisme attentif, l'artiste ne reste pas moins un contemporain qui s'interroge sur la condition et la place de l'homme au travers de son art.
Bien que ce soit l'animal qui soit représenté, l'homme semble toujours sous jacent dans ce microcosme décrit par l'artiste au travers de son art. Tantôt, l'homme cherche à égaler la nature et de ce fait la détourne, la pervertit comme en atteste le Char. Puis, en raison d'une quelconque convoitise, il n'hésite pas à faire endurer à l'animal maintes souffrances. La corne du rhinocéros, ici, faite de paraffine, souligne bien le caractère éphémère et futile d'une telle convoitise. Enfin, ce sont les rapports complexes dans lesquels l'homme s'engage, qu'il a lui même instauré le plus souvent, faits de contraintes, de pressions mutuelles, qui sont explicités dans le Matin de Naples, par la présence de cette laisse énigmatique tendue dans l'espace.
Matin de Naples, 2006
bronze peint, 155x105x70 cm
Courtesy Galerie Eric Mircher, Paris
Photo : Charles Duprat
Autres oeuvres exposées :
Char, 2006
bronze, 50x30x35 cm
Courtesy galerie Eric Mircher, Paris
Rhinocéros, 1999 -2004
bronze et paraffine, 100x140x70 cm
Courtesy galerie Eric Mircher, Paris