Nicolas Darrot entretient une relation particulière avec l'animal, et amène le spectateur à réfléchir à son langage ou à l'impact de la machine sur ces êtres vivants.
La série des Dronecasts, insectes mi-naturalisés, mi-robotisés, sont ainsi transformés en de redoutables machines aux noms évocateurs (Bombardier, ...). Chaque pièce nous rappelle combien l'homme s'est toujours montré désireux de copier la nature et son efficacité sans toutefois y parvenir. De telles modifications, mélioratives à connotation guerrière toutefois, pourraient elles être applicables à l'homme ?
Le Souillot, quant à lui, nous donne l'illusion que les êtres créés par l'artiste sont doués de vie. Inter-agissant avec le spectateur, le trophée de chasse s'anime, suit le visiteur des yeux, lui propose oralement de pénétrer dans son univers. Rares sont les artistes comme Nicolas Darrot qui arrivent à un tel degrès de ressemblance avec la nature créatrice.
Le Souillot, 2005
Matériaux divers, moteurs, dispositif sonore, 75 x 80 x 80 cm
Courtesy Eva Hober, Paris
Autres oeuvres exposées :
Eléments de la série Dronecast, 2003-2004
Matériaux divers et morceaux d'insectes, dimensions variables
Courtesy Eva Hober, Paris